Cette épreuve…

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Cette épreuve je l’ai surmonté
Corps en lambeaux
Tenues par des ficelles
Et œil mort
Traînait sur le sol
Froid de l’église
J’ai quand même vue
Et aimé la diva
Le cantique des cantiques qui claquait
Je suis toujours plein de pleurs
c’est pas grave
Mes amies mes beautés
Ce qui me vient je l’ai aimé
La communion
L’essence de leurs monde
Est Magnifique
C’est magnifique
Lui et ses trois beautés
Donné et un peu pris
Immense tristesse
Dans cette plus belle église
Immense merci
Ce bon vieux Alexandre
Et ces gens et sa canne
Tout cassé
des gravures de Rouault mais
Je n’aime pas Rouault
C’est si simple
La mort
Donne rendez vous
3 rue des prêtres
Ça sonne comme un Saint Gilles
Ça sonne comme un respect
Compliqué car
Plein d’affres et d’appréhensions
On ne dit pas au revoir comme ça
Sur le bout de la langue
En buvant du vin et en
Fumant des malabars
C’est pas comme ça que ça marche
Malheureusement
J’ai pensé dessiner sur le cercueil
Mais ça ne se fait pas
Me dit le vieux monsieur qui pleure
Et il pleure et il pleure
Il est bon dans son job de
Vieux monsieur qui pleure
Comme j’aimerais pouvoir faire ça
De vrais larmes pour un vrai nettoyage
Tout à un prix et tout ce paie
Je crois ça
Dans cette maison qui brûle
J’ai des cernes je suis cerné
Pierre pleur aussi
Il dit: j’écris sur la mort et j’en vend des vanités
Mais c’est pas comme si c’était vrai hein!!?
Il est paumé face à l’abîme du truc
Je ne sais pas le réconforter
quel long silence…
Qui ne s’arrêtera pas
Faut-il écouter Driez
Faut-il écouter Raynald
Ou Estelle?
Ou Macro ou Valo ou Gilles?
Je suis rincé

Raynald Driez

La mer venimeuse

Hugo_madestinée

Plage détrempée, pueuse

Pitié cimetière au drapeau rouge

Où tout ce sable gît encore

Dans mes yeux qui se retiennent

Dans mes yeux

Trône l’or vague 

Siège foin l’infect pied

Et sous le sable tend le 

Petit tueur victorieux

Dans cette Epouvantable ville 

L’épouvantable ville furieuse 

Funèbre église qui croit la vie

Egarée à la craie obstinément 

Comme une dune labourée

Il était bon de s’amuser

De se baigner, de regarder la mer, 

Mourante, 

Tel un vieux pêchou

Nous le savions déjà

Que nous allions mourir, et puis renaître

Tes seins nus et d’autres croix partout

Des calvaires prononcés

A chaque carrefour

Vaste champs creusé de l’enfance

Que la vie enfla

Sur ces sentiers justement

Qui nous battaient

Bien mieux que nos mamans martinet

Cassés et improbables 

Il est né

Quand nous avions 15 ans

La mer saline sur l’avenue verte

Est née ici profondément

Ici, Couché comme un tombeau

L’amour

Dans un lit sale

Lit dégueulasse qu’emporte en mer polie, Méline

Refusé, nié, piétiné

_ Tu ne m’aimes plus _ disais tu

Initiale méprise

Qui toute ma vie durant

Surtout l’hiver, m’aura brûlé 

Il est né de l’innocence

Auprès et entre deux corps blancs,

Beaux corps d’albâtre et tout puissants 

Sous des récits d’adolescents

Atrocement bouche fermé

Petit doigt baptisé qui tourne 

Et coupe cruelle et carrée

Dans tes yeux déroulés sur moi

Éventuellement qui nous croyait

Comme deux rejetons d’un moment

Où même rejetons éternellement

Mais moi jamais vraiment inachevé

Pas encore habitué

Pas rodé d’herbe au premier feu

Pas encore ivre et 

D’une beauté insoutenable

Mes yeux noirs, couleurs glauques, 

Que tu savais déjà

Et mes lèvres tremblantes

Ce qu’aujourd’hui j’appelle ma « fébrilité »

Tu les lisais déjà

C’était un temps inouï

Un implacable triomphe

C’était comme une fête qui ne pouvait se rompre

Guidée par le destin

Plus loin nous allions au parc 

Le mini golf ; tu t’en souviens ?

Et ce jeune homme autorisé

Tout exclusif qu’il était

Sinistre marin

Premier se caressant le front

Premier plaisir, première marelle

Dru et sombre, le grabugeux

Et caressant tes deux seins qui 

Comme des tombes d’or

_Mais pas le premier, non,

Pas le premier à les aimer_

Et ils enflaient en grand fracas

Comme pour dire

«  Qu’avons nous fait ? »

Camouflés sous le sable

Comme pour dire qu’ils

M’ont longtemps émerveillés ces deux seins

Bien éclatés

Comme pour dire

Qu’ils sont à moi ces deux petits méchants

Ces Lesbos cruels et balafrés

Qui pointent leur âme à leur boucher

Mer remplie de colère

Mer mystique et spirituelle

 

Mer venimeuse

RaYnaLd DrIeZ

 

Raynald Driez – Poème vachard

Femme pire
Fille d’un hideux rêve
Ma température est noire
Mon cou rouge monstrueux
Mes yeux deux plaies qui te regardent
Et mes veines sont des vaisseaux de guerre
L’encens me calme
Mais le vin embaume toutes mes résolutions 
Et me voilà broussaille et accroupi sur mon manuscrit
Déchirement, muraille de nuit
Vachard à mort
Femme puanteur femme cadavre
Tu peux me branler, ivre,
Ma propre faute c’est toi
Bras veine doigts sillons
Bouche perle chatte pédéraste 
Main bec hanche poisson savon
Corps paume  entailles terminaisons 
Tes yeux sont des tourteaux que je baise
Maux chéris, maux chéris
ta bouche est un poulet pourri
tes mots des cailloux acerbes
ton calme un mensonge désespéré 
Tes seins deux choses à arracher 
Et ton cul un monde mort 

Raynald Driez – V comme Vierge

driez

Je ne veux plus sentir ses dents non
Non plus sa langue
Parce que je la lui suçait en la baisant

Son épaisse langue

Et ses grands pieds de Vendéenne

_ On ira écrire et peindre là bas… _

_Oui !_

Encore 4 ans a attendre
Sur son débile visage j’étais fou! 

Encore 4 ans à jouir sur son débile visage

Où je me suis emballé car 

J’étais fou

_ On dirait que tu es une chose, façon drone, que tu pilotes à distance dans la vie _
J’ai écrit 6 pages que je vais jeter a la mer
J’ai écrit 6 pages de mon crâne de tous
Un long gémissement bavé pendant la nuit
Montolieu! Montolieu! Montolieu!

Eperons coupants pendant trois nuits
( D’ailleurs j’ai vu Bernard là-bas
Les fleurs du mal a 40000 euros
Je trouve que les mecs abusent
Il trouve aussi que les mecs abusent )

_ Y’a pas l’odeur d’un petit air pourri ?_
6 pages de petits morts distribués sur les plages
De Dinard à Saint Gilles la Croix de la Vie
6 pages de petits morts sur les plages

Mais hélas
Je ne porte plus la croix de la vie
Je n’y crois plus a cet enfer qui
Nous a trop rapidement brisé
Le bleu je vais

_ Béni, que tu as refusé! Défi ! Folle que tu es !_
Le poser dans un cimetière
Ou sous l’oreiller mais voilà que

J’ai eu froid

Sous l’oreiller
Oh Tellement froid pute !
Oreiller élégant
Dans un grand jardin superbe et mélancolique
Avec le chien Borgias et Simone la gardienne

Qui me donnait des oeufs
J’ai cherché un coin pour écrire
_ Au bar? _
Je cherche un coin pour écrire
Ne t’inquiète pas pute !
Je déteste le sud

Mais pas dans ce train

Je ne peux pas détester le sud dans ce train d’où j’écris
_ Alors là mon pote t’es quand même bien entamé! _
Vierge précieuse qui porte la tête haute
Qui regarde au loin
Souvenir en satin noir
Avec une toujours petite odeur de sueur
Elle s’en va
Vierge ou pute?

Je ne sais pas

Là maintenant vraiment dans ce putain de train je sais pas

Je vais écrire pendant 4 ans

Raynald Driez – L’enfant hurle

L'enfant hurle

L’enfant hurle

Sanglant enfant sans possible sommeil

Rouge face sans odeur, celui,

Quand les enfants n’ont pas d’âge,

Qui cri les veilles de mémoire nocturne

En mille consonnes,

Il beugle un nombre de cris, le libertin enfant,

Hallucinant !

Sa précoce dépression

Enfin mienne

De cordons et de toute chair

Sa précoce dépression

Toute fraîche

Mamelon bébé

Comme un bois vert

Hurle

Fraîchement

Comme un bois vert dans la rosée

L’enfant hurle

Fraîchement

C’est un homard rouge qui sort de la mer

_ Comme elle doit être bonne ta peau salé_

L’enfant hurle

A Dinard il hurle

Dans le ventre de sa mère

Et dans son appartement

Il hurle

Il hurle en buvant

Il hurle deux yeux exorbités

Il hurle le mendiant

Il hurle sa vie de chair

Sa naissance qui plie

Il hurlera des nues en céramique

Il hurlera sa vie entière

_ Mais pour le moment tu t’ignores_

Il hurlera des vierges défoncées

Dans des tons baveux

Putain le mec il sort de terre

Des cranes en or pâle et en bleu

Des palettes de femmes chamottes à hurler

_ En bloc _

Mais pas dans son appartement

D’où il vient

Mais pas dans son appartement car

C’est de là qu’il peut hurler