Live Fast, Die Old

Si je n’ai jamais aimé la musique de Motörhead, j’ai en revanche beaucoup de sympathie et de respect pour Lemmy Kilmister. En apprenant sa mort (très longtemps après le reste de la planète), je n’ai pu résister au plaisir de revoir ce documentaire simple et inspirant. Le parcours de cet homme à la vitalité hors norme m’a remis en mémoire un petit texte d’Arnaud Desjardins : « La Libération ne vient que comme couronnement d’une vie satisfaisante autrement dit d’une existence, que nous, pour nous, personnellement, vis-à-vis de nous mêmes, considérons comme réussie. Qu’est-ce qui fait une existence réussie ? Le seul juge, c’est nous. Ce n’est pas ce que les autres en pensent. C’est ce que nous en pensons nous.» Il serait bien entendu absurde de voir en Lemmy Kilmister un Sage au sens où l’entendent les hindous et les bouddhistes. Il n’était peut-être même pas un homme particulièrement mature et responsable. En l’entendant évoquer sa vie et sa carrière, j’ai cependant eu le sentiment très net que cet homme, à son niveau, avait réussi son existence. Avec toutes ses failles et ses limites, Lemmy dégageait une paix indéniable. Que nous apprécions ou non son mode de vie, nous pouvons tous nous inspirer de son courage, de son humour et de son indéniable lucidité.

Little Nameless Nemo