J’ai travaillé dans le nucléaire toute ma vie mais je ne suis ni un fou ni un monstre

«Mais que diable allait-il faire dans cette galère?» Molière (Les fourberies de Scapin)

nucleaireIngénieur physicien de formation, spécialiste du nucléaire, Alain Moreau est un homme qui a vécu sa vie professionnelle avec intensité. Si sa carrière a parfois été semée d’embûches, elle n’a jamais été ennuyeuse. Alain s’est longuement interrogé sur son métier. Il a eu le courage de remettre en cause quelques-unes des certitudes fondamentales du milieu nucléaire. Loin d’entamer sa passion pour le sujet, cette prise de distance l’a amené à appréhender le nucléaire de manière beaucoup plus vaste et profonde. Il partage aujourd’hui le trésor de son expérience et de sa compréhension. Alain Moreau est l’auteur de trois ouvrages: Nucléaire: bienheureuse insécurité (2003), Petite métaphysique à l’usage de l’ingénieur (2014), Du bon usage des églises (2014)

Frédéric Blanc: Comment en es-tu venu à travailler dans le nucléaire?

Alain Moreau: C’est une drôle d’affaire, tu sais… Quand j’y pense je me dis que la vie ne m’avait pas forcément destiné à travailler dans ce milieu… Je suis un enfant de la terre… Je descends d’une longue lignée de cultivateurs. C’étaient des petits paysans… Comme je le dis souvent, j’ai été élevé dans une basse-cour. Cela m’a d’ailleurs donné l’occasion d’observer la vie des animaux de très près. Le fruit de ces observations m’a été très utile par la suite puisqu’il m’a permis de mieux comprendre mon milieu professionnel! (rires)

FB: Comment passe-t-on du statut de paysan à celui d’ingénieur nucléaire?

Alain Moreau: Mon père et l’instituteur du village ont vu que j’étais plutôt dégourdi. Ils se sont débrouillé pour m’envoyer image«aux écoles». Je suis donc parti étudier au lycée d’Auxerre à 40 kilomètres de là. Cela n’a pas été très facile… J’ai vécu ma scolarité comme un petit déracinement… Je changeais de catégorie sociale! Sur les bancs de l’école je côtoyais soudain des fils de médecins ou d’avocats. Des enfants de notables… Le petit paysan que j’étais n’a pas toujours trouvé sa place dans ce nouveau milieu. Je n’en garde pas nécessairement des souvenirs très agréables… En été, je revenais travailler à la ferme de mes parents. Il y avait là un ouvrier agricole qui reste pour moi un exemple et une référence sur le plan humain. Son comportement m’a beaucoup appris… Des choses toutes simples… Sa manière de se tenir, sa relation au travail… C’est lui qui m’a montré la manière juste de poser une gerbe de blé! (sourire)

FB: Et le nucléaire dans tout ça?

Alain Moreau: Au cours de mes études, j’ai été fasciné par la physique contemporaine. J’étais particulièrement troublé par les théories élaborées au cours de la première moitié du XXème siècle. Je suis incapable d’expliquer la nature exacte de ce trouble. Je sentais que ces théories ne pouvaient pas être le produit d’une réflexion linéaire. Elles provenaient nécessairement d’un autre niveau. Elles étaient le fruit d’une inspiration.

FB: Une inspiration?

Alain Moreau: Oui. C’est le mot qui est utilisé par tous les acteurs de cette époque. Tu comprends, la physique du début du XXème siècle n’entretient pas de relations linéaires avec la physique matérialiste du XVIIIème et du XIXème siècle. Cette physique là sort complètement des cadres de la pensée matérialiste. Cette échappée belle n’a d’ailleurs pas durée. J’en ai moi même fait l’amère expérience. Alors que je travaillais déjà pour le commissariat à l’énergie atomique, je me suis mis en tête de reprendre des études en parallèle. Mon intention était de passer un doctorat en physique nucléaire à Jussieu. Je n’ai pas continué très longtemps! J’ai été victime d’une sorte de déprime… A l’époque, je ne parvenais pas du tout à comprendre ce qui m’arrivait… L’explication ne m’a sauté aux yeux que bien des années plus tard. Alors que les découvertes réalisées au cours de la première moitié du XXème siècle ouvraient des horizons passionnants, je me suis tout d’un coup retrouvé dans un milieu qui avait complètement oublié les principes sur lesquels se fondaient ses recherches. Les chercheurs que je côtoyais se concentraient entièrement sur les applications pratiques qui découlaient de ces découvertes formidables. Ils étaient redescendus à un niveau horizontal. Ça m’a mis un sacré coup. J’ai tout arrêté.

FB: Reprenons les choses dans l’ordre. Comment as-tu été recruté par le Commissariat à l’Energie Atomique?

Temple_energieAlain Moreau: J’ai fréquenté une école d’ingénieur à Lyon. L’établissement était situé à deux pas du parc de la tête d’or. Alors que j’étais encore étudiant, le Commissariat à l’Energie Atomique m’a proposé une bourse. En retour, il fallait que je m’engage à travailler pour eux. Au fond, cela me convenait car je ne me suis jamais complètement senti «ingénieur». J’avais toujours en tête un milieu de référence entièrement différent. Au sein du CEA, je me suis d’emblée orienté vers le service de protection contre les rayonnements. Mon travail s’appuyait sur des connaissances techniques pointues mais était entièrement centré sur l’humain. Je devais informer et rassurer mes collègues. Après avoir été formateur, j’ai été promu au sein de la direction des ressources humaines et des relations sociales. Je m’occupais de la communication à destination du grand public. Ce service était un vrai panier de crabes… Les luttes d’ego étaient féroces. C’était passionnant mais… je m’en suis pris plein la tronche… (rires) A un moment, j’ai décidé que ça suffisait. Je suis retourné travailler au sein d’une direction technique où j’ai fini ma carrière en organisant des formations et des séminaires.

FB: Dans quelles circonstances as-tu été amené à rédiger ton premier livre?

Alain Moreau: Le premier livre que j’ai écrit s’intitule: Le nucléaire, bienheureuse insécurité…

FB: C’est un peu énigmatique comme titre, non?

Alain Moreau: Je l’ai piqué à Allan Watts! (rires) Ce que je voulais dire, c’est que le fait de se sentir insécurisé présente un avantage de taille: on est obligé de se mettre à réfléchir! Arnaud Desjardins m’avait d’ailleurs proposé un titre que je trouve bien meilleur: Je travaille dans le nucléaire mais je ne suis ni un fou ni un monstre. Avec le recul je me dis que j’aurais dû choisir celui-là! (rires)

FB: Revenons aux raisons qui t’ont conduit à écrire ce livre…

Alain Moreau: J’ai entrepris la rédaction de ce texte pour me mettre au clair avec moi-même. Ce ne fut pas un travail facile. Je peux même dire que j’ai vécu ce travail de mise à distance, comme un véritable arrachement. En m’interrogeant sur le nucléaire, en remettant en cause certaines de nos certitudes, j’avais le sentiment de trahir ma communauté. J’ai dû m’arracher à un milieu qui était alors prestigieux et confortable… Il faut tout de même se souvenir que lorsque j’ai commencé ma carrière, le nucléaire oeuvrait pour le bonheur de l’humanité! Le monde du nucléaire était pour moi un cocon sécurisant mais à la longue terriblement enfermant.

FB: Qu’est-ce qui t’a donné la force de dépasser tes peurs et tes scrupules?

Alain Moreau: Ma relation avec Arnaud Desjardins m’a beaucoup aidé. Nous avons eu de nombreux entretiens sur la question du nucléaire. Il était réellement intéressé par le sujet. Nous avons parlé des différents niveaux de signification du nucléaire… Le nucléaire c’est d’abord un choix technique destiné à produire de l’énergie de manière efficace et peu coûteuse. Mais cette technologie fait naître des émotions tellement violentes qu’il faut bien admettre que ce choix technique a aussi des répercutions au niveau humain. La technologie nucléaire peut aussi être comprise à un niveau symbolique. Je me suis aperçu de cela lors d’une séance de formation. Nous étions deux formateurs. Mon collègue était en train de parler. Il présentait les principes d’une installation nucléaire… Il expliquait des choses que je connaissais par coeur… Ce jour là, j’ai pourtant eu un choc. Je me suis aperçu qu’une installation nucléaire était structurée comme une église. J’en suis resté bouche bée. C’est ce jour là que j’ai compris pourquoi le nucléaire m’avait tant fasciné.

FB: Que veux-tu dire quand tu affirmes qu’une centrale nucléaire est structurée comme une église?

Alain Moreau: Comme tous les temples, une église est structurée selon les différents niveaux d’initiation des fidèles. Cette800px-Chapelle_de_Marcilleux structuration traditionnelle s’est mise en place au cours des premiers siècles. On peut encore la lire aujourd’hui dans l’architecture de beaucoup d’églises médiévales. Celles, en tout cas, qui ont été construites avant le XIIIème siècle. Après ça, tout commence à foutre le camp… (rires) A l’extérieur de l’église tu as le parvis. N’importe qui peut y accéder. En entrant dans l’édifice, tu pénètres dans le narthex. Cette zone est réservée aux catéchumènes. La nef accueille les simples fidèles. Le choeur n’est accessible qu’aux seuls clercs. C’est dans le choeur que se trouve le sanctuaire. Et le sanctuaire est le lieu de transmutation et de sanctification. Maintenant, si tu prends un plan EDF, tu constates qu’une centrale se divise en différentes zones. Ces zones successives sont appelées: zones non réglementées, zones surveillées, zones contrôlées simples, zones contrôlées à accès réglementé, zones contrôlées à accès interdit. Chacune de ces zones correspond non pas à un niveau d’initiation mais de formation. Le plus fascinant, c’est que tu peux vraiment superposer le plan d’une centrale et celui d’une église. Cela est vrai jusque dans le vocabulaire employé. On parle du coeur du réacteur, de la source de rayonnement… J’en suis petit à petit venu à voir le nucléaire comme une parodie du sacré.

FB: Ce que tu dis à propos du parallélisme entre l’architecture des centrales nucléaires et celle des églises m’intéresse beaucoup. Il existe cependant une énorme différence entre une centrale et une église. Les églises sont construites au centre des agglomérations. Leur rôle est de structurer la communauté des fidèles. Même si tout le monde n’est pas destiné à devenir prêtre tout le monde est amené à y entrer. Les centrales, en revanche, sont construites à l’écart des villes et sont strictement réservées à une petite minorité d’initiés. Même les cercles les plus extérieurs d’une centrale nucléaire ne sont pas ouverts au profane.

Alain Moreau: Tu as tout à fait raison. Il s’agit là d’une différence essentielle. Destinées à favoriser le développement de l’être, les églises contribuent à structurer la communauté. De leur côté, les installations nucléaires ont un effet exactement inverse. Cette parodie d’église fait naître exclusivement des angoisses. Le nucléaire représente la face obscure de la quête spirituelle. On pourrait presque appeler ça de la magie noire. Le grand public ne s’y trompe pas. Lorsque je m’occupais de la communication, j’ai souvent entendu des gens qualifier nos centrales de «marmites du diable». Nous étions quant à nous qualifiés «d’apprentis sorciers». L’air de rien c’étaient des mots de vérité. Ils avaient le pressentiment que nos recherches n’avaient pas le sens commun. Ils avaient l’intuition que nous nous étions appropriés quelque que chose qui ne nous appartenait pas.

FB: «Nous nous sommes appropriés quelque chose qui ne nous appartient pas?» Je ne comprends pas vraiment ce que tu veux dire.

Alain Moreau: Cette connaissance ne nous appartient pas parce que nous sommes incapables de l’assumer. Les livres d’Annick de Souzenelle m’ont profondément éclairé sur cette question. C’est une théologienne orthodoxe qui possède une immense érudition… Elle lit l’ancien testament dans le texte… Son interprétation de la symbolique de la Genèse est très inspirante… Selon sa lecture, le péché originel consiste à s’approprier une connaissance extérieure sans être d’abord devenu soi-même cette connaissance. C’est exactement ce qui se passe dans le domaine du nucléaire… Nous avons acquis cette somme de savoirs extraordinaires sans avoir atteint le niveau d’être correspondant. Ce déséquilibre est particulièrement destructeur. Il engendre des sentiments d’angoisse, de culpabilité et d’isolement.

FB: Ce que tu dis là me fait penser qu’en 1944, Robert Oppenheimer a été profondément bouleversé en assistant à l’explosion de la première bombe nucléaire. C’est comme s’il n’arrivait pas à assumer le résultat de ses propres recherches. Pour exprimer l’intensité de son trouble il cite un verset de la Bhagavad-Gita: «Maintenant, je devient la mort, le destructeur des mondes.»

Alain Moreau: Tu as raison de rappeler cet épisode… Le poids de la culpabilité dans le milieu du nucléaire est énorme… Tous ceux qui travaillent dans ce secteur sont pétris de peur et de culpabilité… C’est fascinant à observer. Tout cela s’accompagne bien entendu de mécanismes d’autopunition.

FB: C’est à dire?

Alain Moreau: Tu vas comprendre… Il y a quelques décennies de cela, l’institution nucléaire a dû faire face à un scandale embarrassant. Un journaliste a découvert que dans les années 50, des déchets radioactifs avaient été rejetés dans la nature. D’après nos connaissances, cela ne présentait aucun danger sur le plan sanitaire. La radioactivité de ces déchets était équivalente à la radioactivité naturelle émise par le granit en Bretagne. La grand public, naturellement, a commencé à s’affoler. Craignant d’être sanctionné, les responsables du Commissariat à l’Energie Atomique ont tout nié en bloc. Ces dénégations et ses tentatives de camouflage étaient cependant si maladroites qu’on aurait pu jurer qu’ils faisaient tout pour que leur responsabilité soit découverte. Tout coupable cherche sa punition… C’est un principe psychologique de base. Il veut être punit pour se sentir soulagé. C’est ce que j’appelle un mécanisme d’autopunition…

FB: La peur générée par le nucléaire est d’une intensité incroyable. Tu racontes dans ton premier livre que dans les semaines qui ont suivies l’accident de Tchernobyl, il y a eu 100 000 avortements préventifs en Europe.

Alain Moreau: C’est un chiffre énorme en effet. Il donne la mesure de la vague de panique qui s’est emparée du monde à ce moment là. La question est de savoir si cette peur est justifiée ou si elle relève uniquement du fantasme. Si je raisonne en termes purement scientifiques, à la manière d’un physicien, d’un ingénieur ou d’un médecin, je réponds que cette peur est largement dénuée de fondements. Là encore, il faut rappeler que les retombées de Tchernobyl en France n’ont pas dépassé le niveau de la radioactivité naturelle. Mais ces considérations rationnelles ne rassurent personne… L’effroi subsiste… Pour ma part je considère que même si ces peurs ne se justifient pas rationnellement, on aurait tort de les évacuer. Il est selon moi nécessaire d’en tenir compte. Il faut en chercher et en comprendre les causes. Je crois pour ma part qu’elles nous ramènent à cette dimension symbolique dont nous parlions tout à l’heure… Des archétypes comme le péché originel nous collent à la peau… On ne s’en débarrassera pas comme ça. Ces mythes nous ramènent à la perspective de l’être. Ils nous poussent à nous poser les bonnes questions…

FB: Cette dimension humaine et non rationnelle a-t-elle pu être à l’origine de certains accidents comme celui de Tchernobyl?

Alain Moreau: Dans le cas de Tchernobyl c’est assez évident. Cet accident peut quasiment être imputé à 100% à des «défaillances» humaines. Il est assez incroyable cet accident de Tchernobyl… Les ingénieurs qui travaillaient dans cette centrale étaient tous d’excellents professionnels. Mais si on examine ce qui c’est passé, on à l’impression qu’ils ont pratiquement tout fait pour que ça saute… On ne comprends pas… On se dit mais pourquoi ont-t-ils court-circuité les sécurités? Pourquoi ont-t-ils fait fonctionner l’installation à ce niveau de puissance incontrôlable? Dans ces conditions là, cela pouvait pas ne pas exploser. C’est ce qu’à un niveau individuel on appellerait un acte manqué… Il faut se rappeler qu’à cette époque, la société soviétique était humainement prête à exploser. Elle a finalement éclaté via cette machine. On peut comprendre Tchernobyl comme une sorte de somatisation de masse.

FB: La production de «déchets nucléaires» est l’une des raisons qui peuvent nous aider à comprendre la peur panique que beaucoup d’entre nous éprouvent à l’égard de l’énergie atomique. Peux-tu nous dire s’ils représentent un vrai danger?

Alain Moreau: Pour être honnête, j’ignore le niveau de danger réel représenté par ces déchets… Il est certains qu’ils vont encore rester actifs pendant quelques centaines de milliers d’années. Qui peut dire ce qui se passera dans quelques Confinement_dechets-1siècles? Tout ce dont je suis certain c’est qu’à l’heure où nous parlons, ils sont maintenus sous contrôle de façon tout à fait satisfaisante… Tu as tout à fait raison de soulever cette question des déchets… La grosse différence entre une centrale nucléaire et une centrale au charbon ou au pétrole, c’est que la centrale nucléaire est aussi dangereuse à l’arrêt qu’en fonctionnement. La vérité c’est que tu ne peux pas vraiment l’arrêter. Les combustibles usés continuent à dégager de l’énergie… Ils chauffent et il faut sans cesse les refroidir. Ces déchets restent actifs. Ils sont radioACTIFS. Ce sont des cadavres… mais des cadavres vivants. C’est ça qui fait peur. On les enterre, on les confine, on les surveille… Mais ils restent toujours actifs les chameaux! J’ai beau faire remarquer que les déchets chimiques ne perdent jamais leur nocivité alors que la radioactivité des déchets nucléaires décroît au fur et à mesure du temps, je vois bien que les gens ne me croient pas… Rien n’y fait! Ces deux types de pollutions ne sont pas ressenties de la même manière. . Les déchets nucléaires sont vus comme des bestioles, des ectoplasmes, des fantômes… Quand je te parlais de l’importance de la dimension symbolique!

FB: Existe-t-il aujourd’hui des alternatives crédibles à l’énergie nucléaire?

Alain Moreau: Très certainement! Les pistes ouvertes par l’énergie solaire me paraissent très intéressantes. Si l’argent qui a été dépensé pour le nucléaire avait été investi dans les énergies alternatives… Cette questions de l’énergie solaire est d’ailleurs comprise de manière très différente par les écologistes et les savants atomistes. Les écologistes veulent installer des capteurs. Les savants atomistes, quant à eux, veulent recréer un mini soleil. Cela s’appelle la fusion nucléaire. C’est le procédé qui est à l’origine de la bombe H. Par rapport à la bombe A c’est un progrès considérable. Au lieu de détruire simplement Hiroshima ou Nagasaki tu peux anéantir d’un coup l’ensemble du Japon… Bref, on a eu l’idée d’en faire un usage plus pacifique. L’ennui avec la chaleur du soleil c’est qu’elle pulvérise tout ce qu’elle touche. On est donc obligé de tenir ce petit soleil à distance des parois du réacteur à l’aide d’un champ magnétique… C’est des recherches et des dépenses à n’en plus finir… C’est complètement dingue! Encore une fois, si cet argent là avait été investi dans le développement des énergies solaires, celles-ci seraient bien plus efficaces. Le malheur c’est que des panneaux solaires ou des éoliennes ne donnent pas la même impression de puissance prométhéenne qu’une centrale atomique. Du coup, ça n’intéresse pas beaucoup de monde! (rires)